Bleu éther est un groupe à géométrie variable tout-terrain. On trouve à la base la poésie circulaire de Nicolas Vargas (Voix) sur les nappes magnétiques de Nicolas Hunold (Guitare). Ces deux là sont régulièrement accompagnés par Sébastien Tillous à la batterie… Le trio invite alors d’autres musiciens comme Jésus Aured (Accordéon) ou Claire Menguy (Violoncelle) pour livrer un set puissant, décomplexé, loin des lieux communs.

… Il existe une zone-autre dans la performance de Bleu éther, un acte cherchant à revisiter les choses du cosmos au travers de fables électriques alliant puissance et poésie. Textes poético-surréalistes et improvisation sur boucles métronomiques faussement naïves … Il y a de l’électricité et du jus dans les différents tableaux dont le climat peut changer, pas l’intention: ouvrir de nouvelles portes …

Critique du spectacle par Didier Bourda, organisateur du festival Poésie dans les chais (64) :

“D’abord un Couloir. C’est d’abord ça COULOIR, un long élan verbal où les mots tentent de se laisser lisser la voix. Car les mots ici prennent la parole. Ils la cherchent, et petit à petit finissent par la trouver. Tout cela passe par les grands écoulements du corps, la masse liquidienne, les plasmas authentifiés et criés par Nicolas Vargas. Toute une organicité que sait convoquer le poète.
Nicolas Hunold et Sébastien Tillous sont au soutien; la richesse de leurs boucles sonores: un voile. Le voile ne va pas sans visage. Apparition du poème dans la voix de Vargas. “La charogne, les fourmis, et de l’autre côté de la terre : pareil!” Poésie circulaire qui a choisi de parcourir le corps. Intérieur-extérieur. La peau est ou devient une frontière comme dans Beckett.
Juste après Terminator, poème lyrique-métal, la main dans Le Bal des Perdus vise la route. Elle tire les cheveux de la caisse du barman pour un autre commerce. Autre chose qui arrive des mots usuels, du discours pauvre et convenu qui ici est transfiguré. On commande la note, on se demande comment finir la soirée, où aller: c’est de tout un devenir existentiel dont il est question. De manière toujours énergétique et corporelle”.